Le plus double-jeu :

Au sommet de la Dune du Pyla, les pins d’un côté, le Bassin de l’autre.
Compte tenu du dénivelé à gravir, opter pour autre chose qu’un pavé de 800 pages.

Le plus snob :

À la terrasse du Nemours, sur la place Colette à Paris. Ne pas hésiter à lever le nez de temps à autre, ne serait-ce que pour contempler le Kiosque des Noctambules d’Othoniel, à l’entrée de la station de métro Palais-Royal.

Le plus sauvage :

Dans les bois du refuge de Varan, dans la vallée de l’Arve. Le Mont-Blanc y règne en majesté et l’on peut y dormir façon randonneur comme y savourer un roboratif repas savoyard.

Le plus romantique :

Sur le Pont des Amours, au bord du Lac d’Annecy. Soit les jambes suspendues au-dessus des canaux, soit à bord de l’une des barques amarrées.

Le plus recueilli :

Dans le Parc des Hauteurs sur la colline de Fourvière, à Lyon. La Basilique Notre-Dame est juste au-dessus, au bout de ce dédale (pentu) fait de jardins secrets et de couvents.

Le plus inspirant :

Au-dessus des falaises d’Étretat, où Monet et Delacroix puisèrent leur inspiration. Emprunter l’escalier situé à gauche de la plage et suivre le chemin qui longe la côte. Revigorant !

Le plus rustique :

Dans un buron au milieu des pâturages, face aux volcans d’Auvergne. A 1400 mètres d’altitude, le buron de Bâne servait jadis d’abri au vacher. Pour lire au soleil couchant ou à la lueur des bougies, faute d’électricité !

Le plus jet set :

Sous les platanes de la place des Lices, à Saint-Tropez. Le plus difficile étant de ne pas être distrait par les célèbres boulistes, qui en ont fait leur QG.

Le plus iodé :

Sur le sentier de l’île de Molène, après en avoir fait le tour. D’une surface inférieure à 1 km2, vous aurez tôt fait d’admirer le panorama. Une pause à prolonger en se posant près du sémaphore.

Le plus cool :

Alangui au bord de la Siagne, qui coule au pays de Fayence. Des bassins d’eau douce permettent de s’y rafraîchir, entre deux chapitres.

Le plus cliché :

Sur les marches du Sacré Cœur, car le spectacle est partout. Entre concerts improvisés, caricaturistes, rumeur des chants religieux et vue sur Tout-Paris, il n’y a pas plus instagrammable.

Le plus sinueux :

Dans le train reliant Marseille à La Redonne, pour voir la Méditerranée autrement. On l’appelle d’ailleurs « le train de la Côte Bleue », lui qui frôle les calanques et les ports sur près de 32 km.

Le plus secret :

Au Cochon Bleu, la librairie-salon de thé de Lecture, village des brocanteurs. Une sélection littéraire pointue pour accompagner sa tartelette aux noix, son thé blanc au litchi ou sa glace artisanale. Le combo parfait.

Le plus vert :

Dans un gîte au milieu des estives de la Vallée de Campan, à l’heure où les brebis se regroupent. Des pentes d’un vert vif à perte de vue et un calme qu’ose à peine troubler le bruit de la page qu’on tourne.

Le plus malin :

Dans l’appartement de la 1ère librairie Red&Breakfast de Lille, Place Ronde. À deux pas du Palais des Beaux-Arts, ce refuge attenant à la librairie dispose d’un patio intérieur.

Le plus waouh :


Sur le plus long banc urbain du monde, corniche du Président Kennedy à Marseille. Inutile d’arriver tôt pour garder sa place : il déroule 3 kilomètres d’assise !

Le plus rocheux :

Belle-Île, devant les aiguilles de Port Coton. Des rochers de plus de 30 mètres que vient caresser, les jours de vent, l’écume de l’océan. Le long de la falaise, un petit sillon escarpé permet d’accéder à une minuscule crique.

Le plus bucolique :

A Solignac, sur les rives de la Briance, près du vieux pont roman à 3 arches du village. Situé sur le chemin de Compostelle, il voit passer régulièrement quelques valeureux pèlerins.

Le plus historique :

Dans un coin de verdure sur la Colline de Liré, où vécut Joachim Du Bellay. Un sentier permet en outre de visiter les lieux évoquant la vie du poète.

Le plus pittoresque :

Sous le pont de Grolejac, le temps d’un pique-nique sur les galets de la Dordogne. Besoin de mouvement ? Il est possible de louer kayaks et canoës juste à côté, sur la même rive.

Le plus authentique :

Au pied de la tour de la Castagne, à Coti-Chiavari en Corse. Le bout du monde version Corse du Sud. Ne manque plus que les chants polyphoniques.

Le plus fluide :

À la cascade des Tufs, dans le Jura, que l’on rejoint à pied depuis Arbois. Une autre façon de s’offrir un retour aux sources, à condition de bien choisir son livre !

Le plus parfumé :

Dans les odeurs de lavande du village de Valensole, en Provence. Un village médiéval bâti à flanc de colline, où le soleil brille 300 jours par an. Le Clos de Villeneuve, labellisé « jardin remarquable », n’attend plus que vous.

Le plus intime :

Devant les serres du Musée de la Vie romantique, à Paris. Parce que c’est devenu un incontournable de SoPi et que Rose Bakery y a posé ses fourneaux.

Le plus confort :

Sur la terrasse de l’hôtel Les Roches Brunes, à Collioure. Le seul hôtel du coin où on voit la mer de partout, même depuis sa salle de bain ! Pour bouquiner les pieds dans le sable, emprunter l’escalier qui descend jusqu’à la plage.